Un esprit calme et silencieux – Jiddu Krishnamurti

 

Un esprit calme et silencieux – Jiddu Krishnamurti

Un esprit calme et silencieux – Jiddu Krishnamurti
(Sous-titre : Vivre, apprendre & méditer)
(Can the Mind Be Quiet? Living, Learning & Meditation, 2019)
Stock, 2022, 384 pages
Traduction de Colette Joyeux

 

 Ce recueil rassemble soixante échanges entre le penseur et des interlocuteurs non identifiés. Ils se répartissent en trois parties : « Explorer ce qu’est vivre », « Explorer ce qu’est apprendre » et « Explorer la méditation ».

 

Curieuse de lire Krishnamurti depuis longtemps suite à quelques références trouvées chez Charles Juliet, je me suis plongée dans ces écrits avec la certitude d’y trouver la lumière. Si j’ai apprécié y trouver un style simple, le propos n’est pas toujours aisé à suivre, même quand on a déjà lu et réfléchi sur les sujets abordés (première partie en particulier), et reste d’un abord exigeant.

 

La première partie est la plus intéressante ; le radicalisme de Krishnamurti est « rafraîchissant » : il ne se positionne pas de façon à faire plaisir, à faciliter les choses. La seconde partie m’a paru sans intérêt ; quant à la troisième, elle a quelque peu ravivé mon attention.

 

« … renier tous les systèmes et toutes les méthodes qui promettent la liberté, c’est cela, la liberté. »

 

Ce type d’ouvrage tourne toujours un peu en rond puisqu’il s’agit de présenter une philosophie sous tous ses angles et il m’a semblé que le nombre de textes aurait pu être moindre. En outre, certains interlocuteurs semblent à la fois incroyablement naïfs et compliqués, ce qui donne lieu à des rabâchages dont je me serais passée. Aussi vaut-il mieux le feuilleter (en édition numérique, comme je l’ai lu, c’est compliqué, voire impossible) sous peine de finir par le trouver indigeste. Enfin, les références sont assez datées (antagonisme entre religion et communisme).

 

Pour le reste, nul doute que le propos donne à penser, éclaire, nourrit (chacun y trouvera ce qui peut l’intéresser).

A recommander à un public motivé.

 

« Votre regard voyait la beauté de la terre et la lumière sur le fleuve, et un pêcheur qui allait, nu ou presque, seulement vêtu d’un pagne. Vous regardiez par la fenêtre mais jamais vous n’avez marché avec le pêcheur. »