Une nuit, Sarah Bardin est
victime d’un AVC. Elle est jeune, a une hygiène de vie correcte, ne s’était jamais sentie concernée par la possibilité d’avoir un AVC.
Son récit raconte son parcours médical, mais également sa vie de couple
et de famille.
J’ai eu envie de lire ce livre
parce que, comme l’écrit l’autrice, on n’entend pas beaucoup parler de cet
accident qui fait peur (à raison) et j’avais envie d’en savoir plus, de
comprendre aussi comment cela pouvait arriver à une personne qui ne présente pas,
a priori, de facteur de vulnérabilité (à cet égard, j’ai été assez déçue
par l’autrice qui laissait entendre que le sujet serait abordé – ce n’est pas
le cas).
Le récit m’a permis de mieux
cerner le parcours d’une victime d’AVC, même si chaque expérience a ses
nuances. J’ai également apprécié de découvrir la façon dont Sarah Bardin avait
abordé sa situation : ses doutes, ses peurs, son envie de tout tenter, de
répondre à l’appel de la vie, le combat qui en découle.
En revanche, je crois pouvoir
dire que je n’ai pas aimé tout le reste : sa mentalité de privilégiée
(pour information – non tirée du livre – succomber à un AVC ou en subir des
séquelles marquées est plus probable quand on est pauvre, y compris parce que
l’on n’a pas accès aux mêmes services de soins), son côté incroyablement
superficiel (qu’elle assume parfaitement mais qui est à l’opposé de mes valeurs),
son approche du couple (qui aura failli avoir sa peau).
Finalement, je suis assez partagée
sur cette lecture à la fois prenante (sur le fond) et pénible (du fait de l’autrice).